FFSA Karting

Bilan carbone des sports mécaniques : et si le vrai problème n’était pas le moteur ?


Le cabinet EY a réalisé pour la FFSA et la FFM le premier baromètre environnemental des sports mécaniques en France. Bilan : la filière dans son ensemble ne représente que 0,3 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Et le roulage en piste n’y est quasiment pour rien. Décryptage pour le monde du karting.

La filière sports mécaniques sous la loupe

Précision importante pour nos lecteurs : les chiffres environnementaux de cette étude portent sur l’ensemble de la filière des sports mécaniques française (FFSA et FFM confondues), soit 130 000 licenciés, 1 700 clubs, 1 900 compétitions et 3 millions de spectateurs par an, pour un chiffre d’affaires global de près de 3 milliards d’euros en 2022. Le karting, en tant que discipline intégrée à ce périmètre, bénéficie pleinement de ces conclusions.

Et le verdict est sans appel : toute cette activité ne génère que 0,37 MtCO2eq, soit 0,3 % des émissions du secteur des transports en France. Pour comparaison, le bilan carbone annuel de l’ensemble de la filière est deux fois inférieur à celui de l’Euro 2016 de football, pour trois semaines de compétition.

Ce n’est pas le moteur, c’est la route

L’enseignement majeur de l’étude concerne la répartition des émissions. Le roulage des pilotes en compétition ne pèse que 5 % des émissions totales de la filière. Le vrai poste, ce sont les déplacements : ceux des spectateurs (53 %) et des licenciés (16 %) représentent ensemble 69 % du bilan carbone. Une logique imparable quand on sait que 64 % des événements se déroulent dans des communes de moins de 5 000 habitants, peu desservies par les transports en commun.

Pour le karting, cette donnée a une résonance particulière : les circuits et écoles de karting maillent l’ensemble du territoire, y compris en zone rurale. C’est une force en termes de proximité, mais aussi un levier d’action identifié par la FFSA pour réduire l’empreinte carbone.

Le karting dans l’écosystème FFSA : les chiffres clés

Les données qui suivent sont celles de la FFSA dans son ensemble (automobile et karting confondus, hors FFM). Elles incluent donc directement le karting, qui en constitue une composante majeure :

– 70 000 licences et titres de participation en 2025
– 345 clubs et associations sportives
– 550 circuits automobiles et karting
– 850 compétitions en 2025
– 8 600 commissaires mobilisés, dont 2 000 nouveaux cette saison
– 31 % des licenciés ont moins de 30 ans
– 14,2 % de licences féminines et 20 % d’encadrantes

Le seul chiffre exclusivement karting du document : 47 écoles françaises de karting labellisées par la FFSA, un réseau de formation unique qui reste le premier marchepied vers le sport automobile.

Des passionnés conscients de l’enjeu

L’enquête EY menée auprès de 8 899 licenciés FFSA et FFM révèle une communauté lucide : 75 % considèrent les enjeux environnementaux comme importants, et 90 % estiment que les sports mécaniques ont un rôle à jouer. La FFSA en tire trois axes d’engagement : accompagner les clubs locaux, réduire l’impact des déplacements et s’appuyer sur l’innovation technologique.

Avec 27,2 millions de personnes touchées sur les réseaux sociaux en 2025, la fédération dispose aussi d’une caisse de résonance pour porter ce message auprès du grand public et du monde du karting en particulier.

Étude réalisée par EY pour la FFSA et la FFM, avec le soutien de l’Agence Nationale du Sport et du ministère des Sports.

Info Kartcom – Source et visuel © FFSA


Publié le 26/02/2026

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